Note au lecteur

"L'Histoire a décidé de mettre à votre disposition, sur son site internet, tout le contenu de ses archives du n°1 (mai 1978) au numéro 238 (décembre 1999). La rédaction demande votre indulgence pour les coquilles et autres erreurs dues à une numérisation qu'il nous faudra un peu de temps pour corriger complètement. Ce contenu est offert à nos fidèles abonnés identifiés. Pour les autres lecteurs, il est payant. Bonne lecture.
État d'avancement en mars 2014 : du n°219 au 238."

"Laissons les historiens faire leur métier ! "

"Liberté pour l'histoire" : c'est le titre d'un appel aux politiques lancé par 19 historiens le 12 décembre dernier. C'est aussi le nom d'une association dont René Rémond est le président. Si un vent d'inquiétude souffle chez les historiens, c'est que la multiplication depuis quinze ans des lois mémorielles semble aujourd'hui porter ses fruits amers : procès ou menaces de procès contre des chercheurs qui font simplement leur travail. Signataire de l'appel, Françoise Chandernagor, juriste par métier et historienne par passion, instruit ici l'affaire.

L'Histoire : Un appel "Liberté pour l'histoire" a été lancé par 19 historiens, le 12 décembre dernier. Vous l'avez signé. Pourquoi ?

Françoise Chandernagor : Depuis la loi du 23 février 2005, ou, plus exactement, depuis le vote de l'article 4 de cette loi, qui enjoint aux chercheurs d'accorder "à l'histoire de la présence française outre-mer la place qu'elle mérite" et aux enseignants d'évoquer dans leur cours "le rôle positif de la présence française outre-mer" , la protestation des historiens [...]

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