25 juillet 1978 : Louise Brown, premier bébé éprouvette, vient au monde

Il y a trente-quatre ans, la naissance du premier bébé éprouvette fut marquée par nombre de débats sur le clonage des êtres humains. Dans L'Histoire n°276, Olivier Postel-Vinay revenait sur le sujet. Extrait...

Louise Brown, le premier bébé-éprouvette, est née le 25 juillet 1978, à minuit moins le quart, dans la banlieue de Manchester. Aujourd'hui Louise va bien, comme la plupart des enfants - 1 million - nés depuis lors par fécondation in vitro FIV.

Le biologiste Robert Geoffrey Edwards est à l'origine de cette prouesse qui consiste à prélever des ovules et des spermatozoïdes afin d'assurer une fécondation en laboratoire avant de réimplanter l'oeuf fécondé dans l'utérus maternel. Robert G. Edwards a reçu en 2001 le prix Lasker, antichambre du Nobel.

Loin de relever d'un heureux bricolage, la naissance de Louise couronnait une recherche scientifique de très haut niveau. Et ouvrait la voie à toute une série de nouvelles percées : la superovulation - obtenue grâce à un traitement hormonal qui favorise la maturation simultanée de plusieurs ovules afin d'augmenter les chances de fécondation -, qui permit l'étude des embryons créés en surplus ; la congélation de ceux-ci ; le diagnostic génétique avant implantation dans l'utérus ; la fécondation à l'aide de spermatozoïdes immatures ICSI... Et aujourd'hui, la création en série, par clonage, de cellules souches embryonnaires.

La réflexion scientifique sur la possibilité de la fécondation in vitro remonte au début des années 1930, au moment où Aldous Huxley publie Le Meilleur des mondes 1932. Huxley lui-même appartient à une famille de grands biologistes. Dans son roman, les enfants sont non seulement conçus in vitro , mais clonés et développés en couveuse.

L'ouvrage s'ouvre sur une citation du philosophe russe Berdiaev : « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu'on ne le croyait autrefois. [...] Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d'éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins «parfaite» et plus «libre»...

Pour lire l'article en intégralité :

"Bon anniversaire Louise Brown", par Olivier Postel-Vinay, L'Histoire n° 276, mai 2003, p. 20.

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Tres bon article

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