Note au lecteur

"L'Histoire a décidé de mettre à votre disposition, sur son site internet, tout le contenu de ses archives du n°1 (mai 1978) au numéro 238 (décembre 1999). La rédaction demande votre indulgence pour les coquilles et autres erreurs dues à une numérisation qu'il nous faudra un peu de temps pour corriger complètement. Ce contenu est offert à nos fidèles abonnés identifiés. Pour les autres lecteurs, il est payant. Bonne lecture.
État d'avancement en mars 2014 : du n°219 au 238."

Du boeuf gras à la vache folle

La maladie de la vache folle et la fièvre aphteuse ont révélé au citoyen les effets pervers d'une politique agricole productiviste. Voilà pourtant plus d'un siècle que l'élevage est devenu une industrie. Et que l'homme nourrit ses bêtes de « farines de viande » !

L'élevage des animaux domestiques a longtemps été considéré comme un « mal nécessaire » : les paysans de l'Ancien Régime estimaient que toute parcelle laissée en herbe est autant de terre retirée à la production de céréales. Il faut la découverte des fourrages artificiels — trèfles, sainfoins, luzernes — pour que l'alimentation du bétail ne soit plus perçue comme concurrente de celle des hommes : n'épuisant pas le sol, ils permettent d'éviter la jachère.

Inventés au XVIIIe siècle en Angleterre, les nouveaux systèmes de rotation des cultures peinent à être adoptés en France : en 1820 [...]

Pour lire la suite (statut: payant)

Pour accéder à un article payant, vous devez vous identifier et posséder un crédit d'articles :

Article verrouillé

Par Jean-Luc Mayaud