Bonaparte au pouvoir

Bonapartisme : à la fois forme de gouvernement et courant politique. Cherchant à concilier autorité et droits du peuple, idéaux sociaux de gauche et valeurs d’ordre de droite dans une perspective de réconciliation nationale, le bonapartisme au pouvoir constitue un régime fort et personnel incarné par un homme providentiel. Antiparlementariste, il veut établir un tête-à-tête du chef et du peuple sans intermédiaire. D’où le recours au plébiscite. Enfin, il défend la grandeur nationale.

Conseil des Cinq-Cents, Conseil des Anciens : Corps législatif du Directoire. Le Conseil des Cinq-Cents est chargé d’élaborer et de voter les projets de lois, le Conseil des Anciens (250 membres) de les ratifier ou de les rejeter. Tous les ans, chaque assemblée est renouvelée par tiers. Les députés sont élus au suffrage masculin à deux niveaux : on élit des électeurs, un pour 200 citoyens, parmi ceux qui paient 220 livres d’impôt par an, soit 20000 à 30000 personnes, qui à leur tour désignent les députés.

Coup d’État : conquête (ou tentative de conquête ou de conservation) du pouvoir menée par une fraction des gouvernants à l’aide de moyens illégaux sous une apparence plus ou moins convaincante de légalité.

Directeur : au nombre de 5, les Directeurs sont élus pour cinq ans par le Conseil des Anciens sur une liste de 40 noms préparée par le Conseil des Cinq-Cents. Tous les ans, un Directeur est remplacé. Cet exécutif nomme les ministres, fait appliquer les lois, dirige la politique étrangère. Chaque Directeur a une spécialité : Intérieur, Affaires étrangères, Armée…

Premier consul : établi par la Constitution de l’an VIII (15 décembre 1799), le Premier consul détient la réalité du pouvoir, au détriment des deux autres consuls. Il désigne seul les ministres et les fonctionnaires, il a l’initiative des lois, il peut consulter la nation par plébiscite.