Le pillage, la vengeance et la guerre

Georges Duby, et bien d'autres historiens après lui, ont insisté sur la violence et les guerres incessantes qui ont accompagné, en l'An Mil, la naissance de la société féodale. Dominique Barthélemy conteste, sur ce point, son prédécesseur. Pour lui, la grande mutation de l'An Mil n'a pas eu lieu. Et les guerres du temps des chevaliers ne sont ni plus nombreuses ni plus déréglées qu'en d'autres temps.

La société du Moyen Age parfois nous fait horreur, parfois nous émerveille. L'effroi nous prend devant la barbarie des vendettas mérovingiennes ou des guerres privées féodales. Et nous admirons au contraire le panache, le courage et la courtoisie* des chevaliers* du XIIe siècle. Et si, pourtant, il fallait en rabattre un peu sur les vertus de ces derniers ? S'il fallait, en revanche, trouver quelques excuses aux auteurs de vengeances sanglantes évoquées au VIe siècle par Grégoire de Tours, et aux féodaux pillards que tentent de pacifier les évêques de l'An Mil à travers les conciles dits [...]

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Par Dominique Barthélemy