Poète et président : le cas Senghor
Les craquements de l'empire soumis le 05/04/2001 par Jean-François Sirinelli dans Les Collections de L'Histoire n°11 à la page 94 | Payant
« Métis culturel » : ainsi se définit Léopold Sédar Senghor. Premier agrégé africain, académicien, le père de la « négritude » fut formé dans les bastions du classicisme français. Itinéraire intellectuel du premier président du Sénégal indépendant.
Le 2 juin 1983, l'Académie française élisait au premier tour l'ancien président de la République du Sénégal 1960-1980, Léopold Sédar Senghor. Celui qui, à maintes reprises, s'était défini comme un « métis culturel » entrait au Quai de Conti, bastion du classicisme à la française.
Itinéraire singulier, en apparence, mais qui venait en fait parachever un parcours commencé cinquante-cinq ans plus tôt, à l'automne 1928, rue Saint-Jacques, dans l'hypokhâgne de Louis-le-Grand. C'est, en effet, dans ce lycée puis à la Sorbonne, deux établissements pétris d'humanités [...]
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Par Jean-François Sirinelli
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