Valmy ou la légende héroïque

Valmy ? La bataille ne fut qu'une simple canonnade face à laquelle les armées prussiennes et autrichiennes prirent curieusement la fuite. Pourtant, ce 20 septembre 1792 reste un symbole de victoire du peuple héroïque en armes. Mythe républicain, Valmy a longtemps nourri les imaginaires des patriotes du monde entier.

Au panthéon des grandes victoires qui ont fait la France, Valmy occupe une place de choix. Des générations d'enfants ont appris comment notre pays, envahi par les armées prussiennes et autrichiennes, fut sauvé par l'audace de Dumouriez, le courage de Kellermann, mais surtout par l'héroïque tenue des volontaires de 1792, qui « recevaient le baptême du feu » et « avaient, comme de vieux briscards, dominé leur peur » 1, criant sous la mitraille « Vive la Nation ! » sans reculer d'un pouce.

Valmy, c'est l'Austerlitz de la République, proclamée le lendemain même de la bataille - le 22 septembre 1792 est le premier jour de l'an I. Depuis lors, rien n'est venu ternir le prestige de cette bataille, ni écorner un mythe né le jour même sous la plume de Goethe : « De ce lieu et de ce jour date une nouvelle ère dans l'histoire du monde. »

Que d'événements se sont succédé depuis le printemps 1789, lorsque les forces vives du pays se proposaient de peindre, sur la toile vierge de la grande espérance, une France aux couleurs bleu blanc rouge, drapée dans les plis d'un manteau frappé des trois fleurs des temps nouveaux, Liberté, Égalité, Fraternité, que Louis XVI accepterait de revêtir pour sceller, en monarque constitutionnel, l'alliance entre le Trône et la Nation.

Rien ne s'était déroulé comme le souhaitaient ces hommes des Lumières, qui découvraient chaque jour que l'histoire est tragique et qu'il n'est pas simple de faire chanter les lendemains. La fuite du roi, son arrestation à Varennes avaient sonné le glas d'une monarchie constitutionnelle organisée par la Constitution de 1791, condamnée à une existence brève et précaire. C'est au coeur de cette tourmente que s'enclenche le mécanisme de la guerre entre la Révolution et l'Europe. Et pourtant, rien ne semblait davantage étranger à la Révolution que la guerre, décidée par des hommes nourris des idées philosophiques du XVIIIe siècle, ayant voté en mai 1790 ce décret incorporé ensuite dans la Constitution de 1791 : « La Nation française renonce à entreprendre aucune guerre dans la vue de faire des conquêtes et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple. »

Contre les tyrans et les despotes

Certes, il ne s'agit pas de conquête lorsque la France déclare la guerre le 20 avril 1792 en son Assemblée législative, par acclamation, contre le « roi de Hongrie et de Bohême » . Elle se veut une action préventive contre les rassemblements de nobles émigrés* qui s'arment dans la région rhénane sous la direction du frère du roi, le comte de Provence, et qui poussent les monarchies européennes à épouser la cause de la solidarité monarchique contre la France révolutionnaire. Bien sûr, ces gesticulations des émigrés ne constituent qu'une pâle menace, même s'ils brandissent comme un étendard la déclaration de Pillnitz 27 août 1791 par laquelle l'empereur et le roi de Prusse envisageaient une intervention armée si l'ordre n'était pas rétabli en France, usant ainsi d'une comédie diplomatique pour occuper la scène sans véritable volonté d'agir.

Mais, outre que ces rodomontades exaltent en France le sentiment national, l'hostilité aux tyrans despotiques et la colère contre les émigrés qui trahissent, elles accroissent la suspicion contre le roi, que les députés veulent désormais mettre à l'épreuve. Si Louis XVI a partie liée avec le complot émigré et la Contre-Révolution*, il signera ainsi son arrêt de mort ; s'il est sincèrement décidé à jouer le jeu de la monarchie constitutionnelle, ce sera la guerre. Une guerre dont certains attendent qu'elle permette l'émergence d'une armée dévouée à l'Assemblée et propre à contenir ou écraser tous les débordements présents ou à venir. La guerre, c'est donc la poursuite de la Révolution par d'autres moyens, l'espoir que la situation intérieure se trouvera clarifiée et la monarchie constitutionnelle rêvée en 1789 affermie, l'assurance qu'avec la victoire attendue le prestige acquis par l'Assemblée lui permettra de stabiliser enfin les choses.

Sur cet enjeu de la guerre extérieure, les passions se déchaînent. En décembre 1791, l'homme de la guerre est Jacques-Pierre Brissot, député de Paris. Aux Jacobins*, il met en échec Robespierre, adversaire d'un conflit armé dans lequel il craint que la révolution ne s'engloutisse. Mais, quelles qu'en soient les raisons, chacun cède au bellicisme, même Condorcet. Et, le 20 avril 1792, les jeux sont faits.

L'Assemblée prit la peine de spécifier dans le décret du 20 avril 1792 qu'il ne s'agissait pas « d'une guerre de nation à nation, mais de la juste défense d'un peuple libre contre l'injuste agression d'un roi » . Dès le 28 avril 1792, les armées françaises prennent l'offensive. C'est le début d'un conflit qui s'achèvera en 1815, à Waterloo.

Qui sont ces hommes qui partent à l'assaut de l'Europe pour y porter l'étendard de la liberté ? L'émigration des cadres et l'intégration de volontaires, dès 1791 puis en 1792, avaient transformé l'ancienne armée royale en un conglomérat de soldats désunis. En avril 1792, ses effectifs globaux sont de l'ordre de 300 000 hommes, dont un tiers de volontaires. La majorité d'entre eux sont jeunes, attirés par les primes et la certitude de manger à leur faim dans une France en proie à des crises de subsistance, ou bien par patriotisme révolutionnaire. Cette armée souffre pourtant de nombreux handicaps. L'intendance et les transports ne suivent pas, l'instruction militaire des nouvelles recrues est rudimentaire, les volontaires avancent sans ordre ni discipline, la troupe se méfie des officiers, pour la plupart âgés et liés à l'Ancien Régime, les officiers se défient de la troupe qui réclame des chefs patriotes, le droit d'épurer le commandement et de choisir ses officiers.

Et voici que cette armée s'ébranle, se jette en Belgique selon un plan de Dumouriez. Quand l'ennemi se présente, près de Mons, les troupes cèdent à la panique, se débandent, tandis que celles de Tournai, emportées par le même vertige, s'enfuient aussi, non sans massacrer leur général. Seul La Fayette avance en bon ordre sur Namur, pour se retirer en hâte à l'annonce de la reculade du reste de l'armée. L'offensive échoue donc. Les troupes se replient ou se terrent dans les villes frontières, tandis que les colonnes prussiennes et autrichiennes envahissent la France. Alors que la capitale s'enflamme et obtient, le 10 août, la déchéance du roi, l'armée, sans plan, sans résolution, divisée, inerte, assiste sans résister à la subversion du territoire national par l'imposante armée prussienne du duc de Brunswick qui entre en Lorraine, bloque Thionville, fait capituler Longwy 23 août et Verdun 2 septembre, dégageant ainsi la route de Paris, s'infiltrant dans les collines de l'Argonne, jetant à nouveau la panique dans les rangs français : « A aucune époque, la France ne fut en plus grand péril » , écrit Edgar Quinet.

Dumouriez, seul commandant des troupes depuis le 10 août, est à Sedan le 28. Il ramène des troupes sur l'Argonne, attend Kellermann, se fait déborder par les Autrichiens qui débouchent en Champagne. Au lieu de reculer sur Châlons pour protéger Paris, il remonte le cours de l'Aisne et s'installe près de Sainte-Menehould, sur les hauteurs de Valmy.

En ce matin du 20 septembre 1792, le jour se lève à peine. Le brouillard ferme encore l'horizon, il pleut. La terre colle aux roues des canons et aux chaussures des hommes. Il est 7 heures. Pendant plus de douze heures, deux armées, 90 000 hommes, l'arme au pied, immobiles, ou manoeuvrant pour se positionner ici ou là, vont se regarder, sans combattre, en utilisant seulement le canon, ce canon qui décida de tout. Alors que la pluie de boulets avait cessé et que l'orage déversait à nouveau des trombes d'eau sur les bivouacs des deux armées, on s'attendait à ce que la simple canonnade se transforme bientôt en véritable bataille. Il n'en fut rien.

Un mois après Valmy, les colonnes prussiennes repassaient la frontière et le 6 novembre, à Jemmapes, Dumouriez battait les Autrichiens et les chassait de toute la Belgique. Le 19 novembre, la Convention* nationale déclare, « au nom de la Nation française, qu'elle apportera secours et fraternité à tous les peuples qui voudront recouvrer la Liberté » : assaillie hier, libérée aujourd'hui, conquérante demain, voici la Révolution qui lie indissolublement son destin à celui de ses armées. Petite cause, grand effet, que cette canonnade de Valmy qui laissa sur le terrain 184 Prussiens et 300 Français morts ou blessés, pertes faibles eu égard aux concentrations humaines 90 000 hommes, à l'intensité de l'échange d'artillerie2. Rien, dans le déroulement de cette journée ni dans les récits de ceux qui y ont participé, ne rappelle pourtant, de près ou de loin, les grands engagements qui décident du sort d'une guerre.

De bataille, il n'y en eut point à proprement parler, et on n'attaqua ni à l'arme blanche ni aux petites armes, pas davantage n'eut-on recours à la cavalerie. Pourtant, le duc de Brunswick, nullement défait militairement, ne chercha pas à reprendre les hostilités et ordonna au contraire, en accord avec son roi, le repli immédiat, la retraite d'une armée de 60 000et#8194;hommes, bien équipée, réputée pour son organisation et son talent manoeuvrier.

Un combat d'opérette ?

Le moulin de Valmy devient pour la France le défilé des Thermopyles et la retraite de Brunswick passe pour « la fuite de Pharaon à travers la mer Rouge » Edgar Quinet. Étrange victoire, pourtant, que celle-ci, alors que se décide apparemment sur les hauteurs de Valmy le sort de la Révolution, dont l'empereur et le roi de Prusse ne pouvaient, semble-t-il, que vouloir la fin, eux qui par la bouche du duc de Brunswick déclaraient, à Coblence, le 25 juillet 1792, vouloir livrer « la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale » s'il était « fait la moindre violence, le moindre outrage à Leurs Majestés le roi, la reine et à la famille royale » . S'arrête-t-on ainsi, au terme d'une simple canonnade, a fortiori après le 10 Août et la prise des Tuileries, alors que le roi est suspendu et la famille royale internée au Temple ?

Il y a donc une énigme de Valmy, « combat d'opérette » , dira-t-on, dont il est difficile de connaître l'intensité avec certitude, voire, dira l'Anglais Edmund Burke, victoire incompréhensible d'une « troupe de comédiens ambulants, un pitre à leur tête » . Et l'on voit fleurir les thèses, dont aucune n'a pu être prouvée, qui s'efforcent d'éclairer le surprenant dénouement. L'idée alors dominante est que Valmy est un combat truqué. Les Prussiens n'ont pas pris d'assaut les hauteurs de Valmy parce que le duc de Brunswick a retenu ses troupes puis a convaincu le roi de les retirer définitivement. S'il a agi ainsi, c'est qu'il travaillait pour le roi d'Angleterre, son beau-frère. Il ne voulait pas d'une victoire rapide de la coalition, qui eût réglé sans la Grande-Bretagne les affaires de France.

Pour d'autres, les émigrés notamment, c'est à la franc-maçonnerie que l'on doit la vraie-fausse victoire de Valmy : un accord secret conclu entre les frères Brunswick, Dumouriez, quelques dirigeants girondins* et l'entourage de George III. Bien sûr, on s'interroge aussi dans les rangs émigrés sur une possible vénalité du duc. Il aurait été acheté par Danton grâce à la fraternité des loges et à l'argent retiré des diamants de la Couronne. Enfin, c'est à l'incapacité même du général que certains attribuent le cours des choses.

Pourquoi ne pas formuler une autre hypothèse ? Aucune des monarchies d'Europe - le Saint Empire, le royaume de Prusse, le royaume d'Angleterre - n'avait intérêt à une rapide défaite française. Elles ne se sentent pas menacées par les nouveaux principes qui ont cours à Paris. Rien ne pousse encore les monarchies continentales à étouffer la Révolution française pour assurer leur tranquillité. S'il en avait été ainsi, au-delà des gesticulations diplomatiques de 1791, elles auraient pris l'initiative de déclarer la guerre. Les prétextes ne manquent pas, notamment après Varennes. Or c'est la France qui déclare la guerre, le 20 avril 1792, et qui prend l'offensive, avant même que la moindre troupe coalisée n'ait fait mouvement.

L'intérêt des puissances européennes est que la France s'enlise dans sa révolution, que ce pays, qui est encore, au XVIIIe siècle, la plus grande puissance européenne, se déchire le plus longtemps possible, soit mis à l'écart des grandes affaires de l'Europe et du monde. Déjà sa puissance s'est érodée sous Louis XV, lors des guerres de Succession d'Autriche et de Sept Ans. Elle y a perdu son prestige militaire et les plus beaux fleurons de son empire colonial.

Sur le continent, c'est l'Autriche, la Prusse, à un moindre degré la Russie, qui affirment leur puissance montante dans une Europe qui bouge, tandis qu'au-delà des mers triomphe l'Angleterre, notamment grâce au traité de Paris de 1763 qui clôt la guerre de Sept Ans et par lequel la France cède à sa rivale ses possessions américaines et l'essentiel de son empire des Indes. De ces années désastreuses, l'équilibre européen sort modifié à notre détriment.

Que la France s'empêtre pour longtemps dans une interminable révolution et que la monarchie française, peu appréciée des cours d'Europe, aille de Charybde en Scylla, voilà qui ne saurait déplaire à tous ceux qui s'étaient coalisés jadis pour contenir la suprématie française, ses appétits de conquêtes, son désir de prestige. Écraser la Révolution, remettre Louis XVI sur son trône sont loin d'être leurs désirs les plus chers. Lorsque, dans le compte rendu officiel paru à Berlin au lendemain de Valmy, on affirme que la Prusse aurait « remporté le triomphe le plus glorieux si des motifs prépondérants n'eussent retenu le roi de se déterminer à livrer bataille » , on peut se demander s'il ne s'agit pas tout simplement de la certitude qu'une victoire à Valmy aurait rendu inéluctables la marche sur Paris, la défaite de la France, le rétablissement de la monarchie dans ses droits.

Naissance du Mythe

Brunswick, en accord avec le roi de Prusse, aurait donc bien pu retenir ses troupes pour qu'il ne soit pas mis un terme à un processus dont toutes les puissances tiraient avantage : l'effacement durable de la France. Cette hypothèse formulée, il convient de faire deux remarques. D'abord, contrairement à ce qu'espéraient les coalisés, désinformés par la propagande des émigrés, les armées ennemies ne sont pas accueillies en France en libératrices. Les Français de l'Est ne fraternisent pas, comme les y invitait le manifeste de Brunswick le 25et#8194;juillet. Ils ne restent pas non plus dans une expectative neutre.

Cette mobilisation paysanne a causé des difficultés aux armées coalisées. Elle n'échappe pas à ses chefs. Tous ont écrit à ce sujet, comme l'archiduc Charles dans une lettre à son frère l'empereur : « A mesure que nous nous sommes avancés en France, nous avons trouvé les paysans de plus en plus épris de la nouvelle Constitution et par la suite de plus en plus hostiles à nous autres. Bref, nous avons trouvé le pays tellement prévenu contre l'Ancien Régime et pour le nouvel ordre des choses qu'il faut regarder comme absurde et impossible le projet des émigrés français de tout rétablir sur le pied d'autrefois. »

Ayant compris cela, l'armée coalisée pouvait-elle prendre le risque d'une avancée vers Paris ? Risquer cela pour rétablir Louis XVI sur son trône, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Mieux vaut se retirer, laisser la France à elle-même. D'autant que le comportement des hommes de Valmy marque un tournant qui ne peut que conforter le haut commandement prussien dans l'idée que la guerre pourrait mal tourner. Jusque-là, la seule vue des armées coalisées avait entraîné la panique dans les rangs français. On se débandait au premier feu. Or à Valmy, pendant une journée, les Français ont assisté aux manoeuvres impeccables de l'armée prussienne qui pouvait lancer l'assaut d'un moment à l'autre sans jamais reculer, montrant ainsi une détermination à laquelle sans doute l'ennemi ne s'attendait pas.

Déjà naissaient le mythe de la victoire et la force d'une idée, celle de la démocratie en armes, de l'invincibilité « d'un peuple en état de révolution » groupé derrière « l'étendard de la liberté qui est toujours celui de la victoire » Le Moniteur universel , le 1er décembre 1792.

En refusant le piège d'une avancée sur Paris et en se retirant de l'Hexagone, les coalisés voulaient laisser la France en tête à tête avec elle-même. Mais un autre piège, imprévu, se referma sur les monarchies européennes, celui du mythe de Valmy qui démoralise la noblesse, enthousiasme la population, conforte l'Assemblée, affermit la détermination des troupes. Portée par lui, la France sort de son territoire, mène des guerres de libération ou de conquête, retrouve ses « frontières naturelles », triomphe avec les soldats de l'an II de la première coalition et se lance à l'assaut de l'Europe. L' « armée du peuple » restera, en France et ailleurs, au XIXe comme au XXe siècle, le symbole de l'union entre l'armée et la nation, le gage de l'invincibilité d'un peuple qui se bat pour la liberté, crie « Vive la Nation ! » , chante La Marseillaise * et part à l'assaut, en masses profondes, pour « étonner comme l'éclair et frapper comme la foudre » 3.

De Valmy, tout procède. Michelet, en 1847, y voit la naissance d'une France transfigurée par l'enthousiasme révolutionnaire : « Cette lueur était la Foi. Et cette joyeuse armée qui d'en haut le regardait, c'était déjà l'armée de la République. »

Héritage républicain, le mythe de Valmy est repris au début du XXe siècle par les socialistes français et par le premier d'entre eux, Jean Jaurès, dans son Histoire socialiste de la Révolution française . Pour lui, le modèle Valmy vaut encore. A l'horizon pointent les nuages toujours plus menaçants d'une conflagration européenne qu'il redoute. Dans L'Armée nouvelle , publié en 1911, il préconise, comme au temps de Valmy, une armée liée au peuple, capable de s'opposer à la bourgeoisie, qui utilise la troupe contre les ouvriers, mais aussi de dissuader l'Empire allemand de toucher à un cheveu de la France, sûr qu'il serait de trouver en face de lui, comme en 1792, le peuple en armes, à nouveau invincible car porté par les idéaux de liberté et de justice4. L'influence de ce mythe né à Valmy ne se limite d'ailleurs pas à notre Hexagone. Les révolutionnaires et les nationalistes des XIXe et XXe siècles ont fait référence à cette guerre du peuple pour le peuple.

Par Jean-Michel Gaillard