De Berlin à Moscou : du sang et des jeux
Depuis le début du XXe siècle, siècle de fer et de sang, les Jeux ont souvent servi de vitrine ou de leurre aux dictatures les plus meurtrières. Ils n'ont en tout cas plus jamais échappé à la politique, qui est en quelque sorte la maladie infantile de l'olympisme !
Le drame des Jeux olympiques restaurés par Pierre de Coubertin dans une perspective privilégiant le « beau jeu » ainsi que la convivialité des corps et des esprits est que cette résurrection s'est effectuée dans un contexte social, culturel et international qui n'avait plus grand-chose à voir avec les idéaux de l'aristocratie britannique ou avec ceux du positivisme libéral. Et si le sport* olympique a évolué assez vite dans une tout autre direction que celle qui avait été fixée par ses promoteurs, c'est parce que son développement s'est opéré dans un environnement bouleversé, marqué entre [...]
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