Le grand dessein de Philippe II

Sans son père, Alexandre aurait-il pu conquérir un empire ? C'est Philippe, en effet, qui consolide le royaume, réorganise l'armée, noue de précieuses alliances, en un mot fait de la Macédoine l'indispensable base arrière de la conquête. Retour sur un roi d'envergure.

L'H. : Démosthène a imposé l'image de Philippe de Macédoine en impérialiste qui voulait soumettre les cités grecques : cette vision correspond-elle à ce que l'on sait de la réalité ?

M. B. H. : En réalité, ce sont les divisions des cités qui ont entraîné Philippe dans les affaires de la Grèce du Sud et notamment le coup de force des Phocidiens, en 356, qui déclenche la « guerre sacrée », troisième du nom. Il faut savoir qu'à Delphes, cité de Phocide, le sanctuaire d'Apollon était géré non par les seuls Phocidiens mais par un conseil des peuples l' [...]

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Par Miltiade Hatzopoulos