Les derniers jours du tyran
Que s'est-il passé entre le 28 février, jour où Staline a été vu en bonne santé pour la dernière fois, et le 5 mars, jour de sa mort ? Pourquoi ses collaborateurs ont-ils attendu dix heures avant d'appeler les médecins ? Au chevet du dictateur soviétique, une lutte sans merci se jouait déjà pour la prise du pouvoir.
A l'annonce de la mort de Staline par Radio Moscou - le 6 mars 1953, à 4 heures du matin -, un sentiment de stupeur s'empara de nombreux Soviétiques : la disparition du « Guide du parti communiste et de l'Union soviétique, le camarade Iossif Vissarionovitch Staline » marquait la fin d'une époque. Comme l'écrit François Furet, la mort du Guide fit ressortir le paradoxe d'un système « prétendument inscrit dans les lois du développement social, et dans lequel tout dépend tellement d'un seul homme que, cet homme disparu, le système a perdu quelque chose qui lui était [...]
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