Le général aimait les animaux

Réglementation du commerce des fourrures, des expériences scientifiques sur les mammifères... La chose paraît entendue : les animaux aussi ont des droits. L'idée n'allait pas de soi : on la doit au général Grammont, au milieu du XIXe siècle.

Doit-on considérer l'animal comme un objet inanimé, sans droit propre, ou comme un sujet doté d'une certaine responsabilité ? Au Moyen Age, les animaux avaient une place dans le droit criminel français. Ils étaient tenus responsables de leurs actes quand ils provoquaient la mort d'un humain ou la destruction de biens. Ils étaient alors jugés, condamnés et exécutés selon les procédures prévues par les lois et usages locaux.

Le concept de protection de l'animal n'apparaît et ne se concrétise qu'au XIXe siècle, suivant en cela le progrès des connaissances sur la biologie et l'évolution [...]

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Par H. D. Yaqouti