« L'État du toujours moins »
Article soumis le 26/04/2012 par Elizabeth Picard dans L'Histoire n°375 à la page 58 | Payant
Sous l'Empire ottoman s'élabore le rêve d'une Grande Syrie. Il prend fin en 1920 avec l'instauration des mandats français et britannique sur la région. Le symbole de cet échec reste pour les Syriens la perte du Liban.
En Syrie, comme dans les autres pays issus de la décolonisation au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le nationalisme a précédé la construction d'un État avec ses institutions et ses frontières. Cette construction elle-même a précédé l'indépendance de 1943, si bien que la société syrienne est, dans une large mesure, restée étrangère à ce processus. Surtout, en raison de ses acceptions contradictoires nationalisme arabe ou nationalisme syrien, le nationalisme reste encore aujourd'hui une source de tensions entre des groupes locaux qui aspirent à constituer une nation.
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Par Elizabeth Picard
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