Les Fortifications de la rade de Brest, défense d’une ville-arsenal
La ville de Brest doit son existence et sa physionomie à trois hommes, Richelieu, Colbert et Vauban, qui décidèrent d’en faire le plus grand port de guerre français, là où la rivière Penfeld se jette dans la vaste rade – grande comme deux fois Paris – fermée par l’étroit passage du Goulet. De l’enceinte primitive de la ville conçue par Ozanne au milieu du XVIIe siècle jusqu’aux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins nouvelle génération basés à l’île Longue dans la presqu’île de Crozon, l’ouvrage recense l’ensemble du patrimoine fortifié qui protège l’activité de l’arsenal, rebaptisé base navale depuis quelques années.
Guillaume Lécuillier, de l’Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, s’est adjoint les compétences de Jean-Yves Besselièvre, Alain Boulaire, Christian Corvisier, Didier Cadiou et Patrick Jadé pour nous offrir une synthèse unique à ce jour. Une abondante documentation illustrée vient en appui de textes clairs et synthétiques qui font le point de la recherche sur la dimension historique, géostratégique, humaine et patrimoniale des ouvrages fortifiés de la rade et des installations militaires qu’elle abrite.
Car, si la ville a malheureusement rasé, dans les années d’après-guerre, les majestueux remparts dont Vauban et ses successeurs l’avait dotée, ses abords immédiats sont riches de forts détachés, de batteries côtières, de blockhaus et d’établissements militaires que l’on commence à re-découvrir. Sans détour, les auteurs abordent en fin d’ouvrage les délicates questions liées à la valorisation de cet exceptionnel ensemble militaire et maritime, dont la tour Vauban de Camaret, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008, est le plus bel emblème.
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