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Bonne lecture.

La première guerre patriotique

Des Romanov à Poutine, en passant par Staline, les dirigeants russes ont commémoré, à leur manière, la victoire contre Napoléon.

«Moscou ne voulut pas se rendre/ Et, loin de se laisser toucher/ Elle prépara son bûcher/ Le feu qui couvait sous la cendre/ Éclata, sinistre lueur,/ Aux yeux étonnés du vainqueur... » Ainsi Pouchkine évoque-t-il l'incendie de Moscou qui se déclenche dans la nuit du 15 au 16 septembre 1812. Ces lignes sont parmi les plus connues d'Eugène Onéguine ch. VII, 37, roman en vers écrit entre 1823 et 1826, très peu de temps après la campagne de Russie. On y sent une fierté patriotique dénuée d'animosité.

Lorsqu'en 1831 Pouchkine dédie un autre poème à l'anniversaire de la [...]

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Par Pierre Gonneau