Le Prince et les arts

Une sélection de vingt articles pour vous aider à préparer la nouvelle épreuve du Capes d’histoire de novembre 2010.

La rencontre entre « Le prince et les arts » ouvre une perspective large : celle de l’utilisation de toutes les formes de création par celui qui incarne l’autorité.

Ces formes de création sont souvent traitées comme un outil politique, en vue d’assurer une domination sociale. Le tout a pour but d’organiser, visuellement, la légitimation (notamment par le portrait) du prince et de décliner, sous de multiples registres, la thématique du « bon gouvernement », formulé le plus souvent sur le mode d’un retour à l’âge d’or.

Si le terme de prince recouvre des réalités très diverses suivant les périodes et les espaces, on peut entendre ici par « prince » l’exercice et l’incarnation du pouvoir souverain : le roi de France mais aussi les souverains des principautés italiennes. Bien évidemment le pape, souverain d’un État territorial, fait partie des « princes », comme le pape à Avignon. N’oublions pas non plus « les prélats d’État » (de Guillaume Briçonnet à Mazarin) mais aussi les princes du sang proches du pouvoir et parfois en concurrence avec lui, comme le prince de Condé.

Les arts, quant à eux, font référence à toutes les formes et les pratiques de création artistique : la peinture, la sculpture, la gravure, l’architecture, la musique, la poésie, le théâtre, l’opéra mais aussi l’art des jardins, sans oublier des formes plus éphémères que sont les fêtes, la danse, les entrées royales...
----------
Introduction bibliographique à la question "Le prince et les arts en France et en Italie, XIVe-XVIIIe siècle" du CAPES par Patrick Boucheron, Joël Cornette et Annie Duprat.