Les ressources

Dans cette rubrique, vous trouverez la revue des revues, la cartothèque, des sites web mais aussi les éléments pour préparer les concours de Capes et d'agrégation en histoire, des dossiers thématiques (pour les dossiers du magazine, voir la rubrique Dossiers), l'atelier du chercheur qui reprend certaines émissions de La Fabrique de L'Histoire de France Culture et le lexique paru dans divers numéros.

Note au lecteur

"L'Histoire a décidé de mettre à votre disposition, sur son site internet, tout le contenu de ses archives du n°1 (mai 1978) au numéro 238 (décembre 1999). La rédaction demande votre indulgence pour les coquilles et autres erreurs dues à une numérisation qu'il nous faudra un peu de temps pour corriger complètement. Ce contenu est offert à nos fidèles abonnés identifiés.

Bonne lecture.

Les Châteaux de la Loire

Archère
Ou archière, cas particulier de la meurtrière, fente ouverte dans un mur pour faciliter le tir à l’arc.

Ardoise
Extraite artisanalement des carrières situées notamment aux portes d’Angers ardoisières, c’est la pierre des toits des châteaux de la Loire. Employée aussi dans le décor des parties hautes, comme à Chambord par exemple, elle permet des effets de polychromie.

Apanage
Concession temporaire en usufruit d’une portion du domaine royal à un prince du sang.

Barbacane
Ouvrage mineur ou même simple galerie placé en avant d’une porte à défendre.

Bastille
Ouvrage fortifié plus ou moins élaboré, servant soit de défense avancée, soit de moyen d’attaque dans un siège.

Bretèche
Logette rectangulaire plaquée en encorbellement sur un mur ou au-dessus d’une porte pour en assurer la défense verticale.

Brique
L’un des matériaux des châteaux de la Loire. On la trouve dans l’aile Louis-XII du château de Blois, au Clos-Lucé, ou à Gien. Vernie ou non, bénéficiant de teintes variées, utilisée en alternance avec la pierre, elle permet des effets décoratifs.

Chasses royales
Département important de la maison du roi. Le Val de Loire constitue un vaste domaine où peut évoluer le roi chasseur. Le grand veneur est responsable de la vénerie, le grand fauconnier de la fauconnerie, le grand louvetier de la louveterie, le capitaine des toiles se charge des filets pour rabattre le gibier.

Châtelet
Petit château destiné le plus souvent à la défense d’un point exposé pont, route, voie d’accès.

Cour
Le terme désigne l’entourage royal, rassemblant à la fois la famille du souverain, au sens large, et la domesticité, c’est-à-dire tous ceux qui servent le roi, qu’ils appartiennent à la maison du roi ou aux conseils de gouvernement. Nomade, la Cour accompagne le souverain dans ses différentes résidences. Elle s’impose comme un lieu de pouvoir : de la part d’un gentilhomme, il s’agit de capter la faveur du prince pour renforcer ses clientèles provinciales et son pouvoir d’intercession. Espace de magnificence, elle est aussi un lieu de luxe, de dépense et d’ostentation. Les châteaux du Val de Loire et leurs jardins permettent le déploiement d’une cour royale en pleine croissance au XVIe siècle — un millier de personnes sous Charles VIII, 10 000 peut-être au temps de François Ier — et forment l’écrin d’une puissance politique qui s’exprime aussi par le spectacle et la représentation.

Courtine
Terme technique désignant un mur qui relie deux ouvrages fortifiés tour ou bastion.

Donjon
L’élément principal et le plus symbolique du château, lieu de résidence, de défense et d’exercice du pouvoir.

Eau
Les eaux plates et jaillissantes des jardins et des douves sont l’un des éléments ornementaux des châteaux de la Loire, que l’on songe par exemple aux reflets miroitants d’Azay-le-Rideau ou de Chenonceau dans l’eau des fossés qui les cernent.

Escalier à vis
Escalier conçu autour d’un axe central vertical, la vis, et dont les marches s’enroulent autour de cet axe. A Blois, l’escalier François-Ier, en forme de vis, est construit dans une tour octogonale en saillie. L’originalité est son ouverture, à claire-voie, bien adaptée au déploiement fastueux des cérémonies royales. Cette innovation fut reprise à Chambord, à l’intérieur de l’édifice, où un splendide escalier à vis constitue l’axe du château : deux spirales s’enroulent autour d’un noyau creux surmonté d’une lanterne.

Fenêtre à meneaux
Fenêtre dont la baie est divisée par de fins montants de pierre meneaux. A la Renaissance, elles sont percées dans les murs épais des anciens châteaux forts, traduisant un souci nouveau de confort et de décor.

Fief
Domaine noble qu’un vassal tenait d’un seigneur, à charge de redevance et en prêtant foi et hommage.

Fort
Tout bâtiment muni de défenses sur plusieurs fronts.

Gabarre
Bateau à fond plat, d’une longueur de 10 à 20 mètres et d’une largeur de 2 à 3 mètres, qui n’a besoin que d’1 mètre de tirant d’eau pour porter une charge pouvant aller jusqu’à une centaine de tonneaux. Dit aussi « chaland de la Loire », ce fut le bateau par excellence du trafic sur le « fleuve royal » et ses affluents, prospère et actif aux XVe et XVIe siècles et jusqu’au milieu du XIXe.

Jardin d’agrément
Ou « à la française » : destiné avant tout à satisfaire le plaisir de la vue, inspiré de modèles italiens acclimatés en Val de Loire dès la fin du XVe siècle, il est élevé par les jardiniers français au rang d’oeuvre d’art sous Louis XIII et Louis XIV. Sa composition est alors raisonnée, codifiée et hiérarchisée : buis taillé, parterres compartimentés formés de broderies géométriques ou fontaines décoratives concourent à créer une impression d’harmonie parfaite.

Jardin d’utilité
Planté d’arbres fruitiers, de légumes et d’aromates, il a joué un rôle essentiel dans l’économie médiévale, pour céder peu à peu la place au jardin d’agrément.

Mâchicoulis
Galerie en surplomb couronnant le faîte d’une courtine ou d’une tour pour en assurer la défense verticale.

Maison du roi
La maison civile comprend les différents offices de l’hôtel panetiers, échansons, fruitiers, de la chapelle aumôniers, chapelains et chantres et de la chambre tailleurs, chaussetiers, barbiers, apothicaires, valets et est dirigée par un grand maître et une vingtaine de gentilshommes ordinaires de la chambre.

Majorat
Bien immobilier inaliénable et indivisible attaché à la possession d’un titre de noblesse et transmis avec le titre au fils aîné. Napoléon l’institua le 1er mars 1808. Chambord fut ainsi attribué en majorat au prince de Wagram l’année suivante.

Motte
Éminence artificielle sur laquelle on édifie un château fort.

Pilastre
Ornement d’architecture qui a l’aspect d’une colonne plate engagée dans la maçonnerie.

Plessis
Espace clos par une « plaisse », haie formée d’arbustes épineux entrecroisés. Le Plessis- Bourré, par exemple, lui doit son nom.

Renaissance
Au XVIe siècle, Vasari est le premier, semble-t-il, à employer le terme en 1550 dans ses Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes pour désigner le renouveau des arts. Il faut attendre le XIXe pour que le mot désigne une période et une civilisation. Il est possible de distinguer en France une première Renaissance, centrée sur le Val de Loire, inspirée par l’architecture des palais italiens, leurs jardins, leur décor, et marquée par la venue de nombreux artistes et artisans italiens dans les dernières années du XVe siècle, et une seconde Renaissance, qui s’épanouit dans la région parisienne, marquée par les transformations du Louvre, de Fontainebleau, de Villers-Cotterêts, par la reconstruction de Saint-Germain-en-Laye. Le terme de Renaissance est employé aussi par les historiens pour parler de la Renaissance carolingienne ou de la Renaissance du XIIe siècle.

Studiolo
Le studiolo est, théoriquement, un cabinet de travail ; dans l’architecture de la Renaissance italienne, c’est plutôt un espace d’apparat qui offre au regard du visiteur l’image savamment mise en scène du prince humaniste. Si le modèle du studiolo vient sans doute d’Urbino, il a largement essaimé, en Italie dès la seconde moitié du XVe siècle et dans les palais français d’inspiration italianisante un siècle plus tard.

Topiaire
Arbuste taillé, souvent du buis, utilisé dans la décoration des jardins d’agrément. Les formes peuvent être de véritables sculptures.

Tour
La tour ronde dominante, identifiée souvent au donjon, s’élève au-dessus des fortifications du château et en symbolise les fonctions. La tour de flanquement est adossée à une courtine qui permet le tir de flanc.

Tuffeau
Calcaire tendre et friable, employé dans la construction de la plupart des châteaux de la Loire. De nombreuses carrières de tuffeau furent ouvertes dans la vallée de la Loire et dans celles de ses affluents.