Aux mains des cartographes
La chaîne "histoire" diffuse à partir du 10 septembre une série documentaire sur la cartographie, reflet des avancées scientifiques mais aussi des enjeux politiques, religieux ou culturels des siècles passés.
La carte de Waldseemüller, l'atlas de Mercator, les cartes du débarquement du jour J... Les thèmes des épisodes de cette série documentaire australienne consacrée aux cartographes peuvent de prime abord dérouter. Quelle cohérence ? Pourquoi ces choix ? La démarche des réalisateurs Ali McGrath et Stuart Clarke repose en fait sur deux axes principaux. D'abord, expliquer que les cartes sont bien plus que de simples représentations d'espaces, qu'elles sont aussi le reflet des avancées scientifiques, des enjeux politiques, religieux ou culturels de leur temps. Ensuite, montrer la complexité du travail des cartographes et notamment la collecte des informations.
Réalisée en 1507 à Saint-Dié-des-Vosges, la carte de Martin Waldseemüller est une édition réactualisée de la Cosmographie grecque de Ptolémée. S'il s'appuie sur les antiques connaissances, le cartographe allemand cherche également à intégrer les récentes découvertes effectuées depuis le milieu du XVe siècle. Les tracés des littoraux atlantiques de l'Amérique du Sud et de l'Afrique restituent ainsi les informations rapportées par les expéditions espagnoles et portugaises. Martin Waldseemüller utilise notamment la lettre de 1503 Mundus Novus du voyageur florentin Amerigo Vespucci. En dessinant un Nouveau Monde distinct de l'Asie qu'il nomme « America », Martin Waldseemüller révolutionne la vision de la Terre...
Pour lire l'article en intégralité :
Le monde aux mains des cartographes, par Olivier Thomas, L'Histoire n°379, septembre 2012, p. 28.
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