Quand la beauté animale règne au Grand Palais

L'exposition explore les rapports des artistes avec les animaux, de Brueghel à Jeff Koons, en passant par Géricault. Jusqu'au 16 juillet.

Nous balayons aujourd'hui d'un oeil distrait les images d'animaux, même des plus exotiques, tant notre monde en est saturé. En 1515, Dürer s'appliquait, lui, à dessiner depuis Nuremberg un animal qu'il n'avait pu voir : le rhinocéros de Manuel Ier, roi du Portugal, que lui avait décrit un de ses amis établi à Lisbonne. Le récit de l'affrontement - raté - de l'animal avec un jeune éléphant avait fait le tour de l'Europe.

C'est que l'époque de ce qu'on nomme les Grandes Découvertes révélait aux Européens non seulement un « nouveau » monde mais des espèces jusque-là inconnues qui donnaient l'idée d'une nature inventive à l'infini. Une nature animale qui devenait objet d'étude et de contemplation pour elle-même, y compris dans ce qu'elle avait de plus petit, comme les insectes, dont la représentation détaillée était censée révéler la perfection de la création divine...

 

Beauté animale, jusqu'au 16 juillet au Grand Palais, 3 avenue du Général-Eisenhower, 75008 Paris.

Rens.: www.grandpalais.fr

Pour lire l'article en intégralité :

Portraits de bêtes, par Juliette Rigondet, L'Histoire n°374, avril 2012, p. 30.

Pour en savoir plus :

Le bestiaire symbolique du Moyen Age, par Michel Pastoureau, L'Histoire n°338, janvier 2009, p. 70.

La fin de l'exception humaine, par Olivier Postel-Vinay, L'Histoire n°338, janvier 2009, p. 70.